Les blessures peuvent-elles commencer avant la naissance ?
Avant les mots : ces blessures qui prennent racine dans la vie intra-utérine
Nous associons souvent nos blessures émotionnelles à l’enfance : une parole blessante, un manque d’attention, une absence, un événement douloureux.
Pourtant, les recherches en psychotraumatologie périnatale, en neurobiologie du développement et en épigénétique suggèrent que certaines empreintes peuvent se former bien plus tôt.
Dès la vie intra-utérine.
Le bébé in utero : un être profondément réceptif
Le fœtus n’est pas un simple organisme en construction.
Au fil de la grossesse, son système nerveux se développe rapidement et devient progressivement capable de percevoir son environnement de manière sensorielle et physiologique.
Il peut notamment :
- reconnaître la voix de sa mère et réagir à ses vibrations ;
- percevoir certaines variations physiologiques maternelles ;
- être exposé aux hormones du stress, comme le cortisol, qui traversent le placenta ;
- recevoir ses premières informations sur le monde à travers l’état physiologique et émotionnel de sa mère.
Le ventre maternel constitue ainsi notre tout premier environnement relationnel.
Des empreintes précoces, souvent invisibles
Ces expériences prénatales ne créent pas de souvenirs conscients.
Elles peuvent cependant laisser des traces dans le système nerveux en développement.
Ces empreintes peuvent parfois se manifester plus tard par :
- une hypersensibilité au stress ;
- une difficulté à ressentir une sécurité intérieure profonde ;
- une forme d’hypervigilance émotionnelle ;
- une impression diffuse de ne pas pleinement trouver votre place.
Il ne s’agit pas d’un destin figé.
Seulement d’empreintes initiales qui pourront ensuite être renforcées, apaisées ou transformées par vos expériences de vie.
Ce que dit la science
Les études en épigénétique montrent que l’environnement prénatal peut influencer l’expression de certains gènes impliqués dans la régulation du stress.
Les travaux en psychologie périnatale indiquent également qu’un stress maternel important et prolongé pendant la grossesse peut avoir une influence sur le développement émotionnel ultérieur de l’enfant.
Cependant, le développement humain demeure infiniment complexe.
Il est façonné par une multitude de facteurs : la naissance, la qualité de l’attachement, l’environnement affectif, les expériences relationnelles et l’ensemble du parcours de vie.
Sortir de la culpabilité
Il est essentiel de le rappeler :
Comprendre n’est pas accuser.
Aucune mère ne porte seule la responsabilité de l’histoire émotionnelle de son enfant.
Chaque femme traverse sa grossesse avec son propre vécu, ses fragilités, ses ressources et son contexte de vie.
Explorer ces origines n’a pas pour but de désigner une faute.
Il s’agit simplement de mieux comprendre certaines sensibilités pour pouvoir les apaiser.
Réparer ce qui s’est inscrit très tôt
La bonne nouvelle, c’est que votre cerveau et votre système nerveux conservent une remarquable capacité d’évolution tout au long de la vie, la neuroplasticité.
Ce qui s’est inscrit très tôt peut être transformé.
À travers l’EFT, le travail corporel, l’écoute des sensations et le geste créatif conscient, il devient possible d’offrir à ces parts anciennes de vous-même ce dont elles ont parfois manqué :
de l’accueil, de la sécurité et de la présence.
Peut-être n’êtes-vous pas « trop sensible »
Peut-être portez-vous simplement une mémoire ancienne, inscrite bien avant les mots.
Une empreinte silencieuse.
Et aujourd’hui, vous pouvez choisir non pas de l’effacer, mais de lui offrir une suite différente.
Plus consciente.
Plus douce.
Plus libre.
Avec tout mon soutien,
Nicole Pierret Spécialiste en psychotraumatologie
Créatrice de programmes digitaux d’alchimie intérieure